Simone de Beauvoir

L’idée d’écrire un article sur Simone de Beauvoir a pris forme quand j’ai participé le 12 septembre à l’atelier Bien-être et estime de soi au CHRS Malmaison. Ce programme pérenne depuis presque un an, a pour but de permettre à des personnes dans des situations de fragilité et de précarité de prendre soin d’elle. Une socio-esthéticienne mène l’activité et prodigue des conseils en matière d’hygiène, de bien-être, de beauté pour favoriser le mieux-être physique et psychique des femmes participantes.
Je me suis dit qu’il serait pas mal de se rappeler d’une femme comme Simone de Beauvoir, qui a passé la plupart de sa vie à défendre le féminisme et le droit des femmes.

Image
Simone de Beauvoir est née le 9 janvier 1908 à Paris et morte le 14 avril 1986 à Paris, est une philosophe, romancière, épistolière, mémorialiste et essayiste française. Elle a partagé la vie du philosophe Jean-Paul Sartre…Simone de Beauvoir est une théoricienne importante du féminisme, et a participé au mouvement de libération des femmes dans les années 1970. Elle est née dans une famille aisée… Toute son enfance est marquée par sa féminité. Son père regrettait qu’elle ne soit pas un garçon, il rêvait d’avoir un fils pour l’envoyer à Polytechnique.
En 1949, elle obtient la consécration en publiant Le Deuxième Sexe. Le livre se vend à plus de 22 000 exemplaires dès la première semaine
Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe:
« On ne naît pas femme: on le devient. Aucun destin biologique, psychique, économique ne définit la figure que revêt au sein de la société la femelle humaine ; c’est l’ensemble de la civilisation qui élabore ce produit intermédiaire entre le mâle et le castrat qu’on qualifie de féminin. Seule la médiation d’autrui peut constituer un individu comme un Autre ».
C’est ici que les petites filles vont d’abord apparaître comme privilégiées. Un second sevrage, moins brutal, plus lent que le premier, soustrait le corps de la mère aux étreintes de l’enfant; mais c’est aux garçons surtout qu’on refuse peu à peu baisers et caresses; quant à la fillette, on continue à la cajoler, on lui permet de vivre dans les jupes de sa mère, le père la prend sur ses genoux et flatte ses cheveux; on l’habille avec des robes douces comme des baisers, on est indulgent à ses larmes et à ses caprices, on la coiffe avec soin, on s’amuse de ses mines et de ses coquetteries: des contacts charnels et des regards complaisants la protègent contre l’angoisse de la solitude. Au petit garçon, au contraire, on va interdire même la coquetterie; ses manœuvres de séduction, ses comédies agacent. «Un homme ne demande pas qu’on l’embrasse… Un homme ne se regarde pas dans les glaces… Un homme ne pleure pas», lui dit-on. On veut qu’il soit «un petit homme»; c’est en s’affranchissant des adultes qu’il obtiendra leur suffrage. Il plaira en ne paraissant pas chercher à plaire ».

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s