« L’animation un outil d’insertion des personnes accueillies »

photo d'hocineHocine est salarié et animateur au centre Pereire. Il répond ici aux questions posées par EtMaParole sur l’importance de l’animation dans ce centre qui est le plus grand de Paris.

EMP : « En quoi consiste ton travail ?

Hocine : Nous faisons tous les jours de notre mieux avec nos accueilli(e)s au centre Pereire car vue la situation économique et sociale actuelle nous devons appréhender les besoins de chacune et chacun et proposer un menu adapté en animation sociale. Pour que chacune des personnes ne se sente pas exclue dans la participation aux ateliers divers que nous menons avec l’ensemble de l’équipe pluridisciplinaire. Les idées de nos participants résidents sont prises en compte en priorité. Le centre Pereire est en effet le plus grand en nombre à Paris. L’animation est donc très importante.

EMP : Quelle place l’animation tient selon vous dans l’insertion sociale?

H : Bien sûr l’animation est une clé primordiale pour l’aide à la resocialisation et l’insertion sociale.  Nos activités en animation avec nos partenaires sont le théâtre, le sport, les visites de musées et tout ce qui touche à l’art. Tout ceci a démontré auprès de certains qu’ils se sentent mieux en société. Cela les dissocie du sentiment d’exclusion. Malgré tout le travail effectué jusqu’à aujourd’hui, moi-même en tant que salarié depuis quelques années j’ai toujours le sentiment d’être au seuil de la découverte dans le métier que l’on nomme travail social. Les jours ne sont jamais les mêmes et les années aussi. Nous devons toujours prendre du recul pour effectuer un constat de ce qui se fait pour pouvoir anticiper le futur. »

EMP : Comment essayez vous d’améliorer votre travail ?

H : Les personnes accueillies dans notre centre ont parfois des problèmes de santé physique et psychologique. Pour que cela marche nous devons approfondir notre manière de collaborer auprès de nos partenaires de santé. Certains ont connu la souffrance à l’extérieur. Il faut du temps et de la rigueur que se soit de notre part et de la part de nos partenaires sociaux et médicaux. »

Interview réalisée par Thimoté Dongotou