Attentats : des victimes collatérales ?

Suite aux attentats terroristes du 13 novembre 2015 et consécutivement à l’état d’urgence interdisant les rassemblements pendant 3 jours, les camions des Restos du cœur n’ont pas pu assurer la distribution de repas sur les sites dédiés aux soupes populaires à Paris. Cela du 14 au 16 novembre.
En plus de l’émotion et de la révolte provoquées par ces événements, des milliers de personnes bénéficiant des repas des restos ont du supporter la faim durant les jours qui ont suivi. Il faut signaler que les bénévoles de l’association imaginée par Coluche ont fait de leur mieux pour réorienter ceux qui se présentaient vers des restaurants situés dans des centres d’hébergement ou des restaurants avec places assises gérés par les Restos du cœur. Néanmoins la grande majorité des personnes en difficulté ont du trouver d’autres solutions ou n’en ont pas trouvé du tout.
Les souffrances engendrées par la faim et le froid au niveau des personnes en grande précarité sont de loin plus supportables que celles provoquées par ces assassinats pour les parents et proches des victimes auxquelles nous adressons ici nos sincères condoléances et à qui nous tenons à exprimer notre soutien.Toute forme de terrorisme est à combattre, à bannir même.
Des femmes et des hommes comme mère Teresa, l’abbé Pierre ou Coluche ont compris, eux, que la faim et la misère étaient aussi des formes de violence aussi intolérables que le terrorisme.

G. du Vent d’Autan

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