Il était une fois la pétanque

Le mot « pétanque » viendrait du provençal : pèd (pieds) tanca (plantés). Pétanque signifierait ainsi « le jeu des pieds plantés ». Selon les historiens ce jeu a été créé en Gaule plusieurs siècles avant Jésus Christ. Le jeu de la pétanque consiste à lancer des boules au plus près d’un repère (le « cochonnet » ou but).

Placer ses boules au plus près du but (rouge)- Wikipedia-

A la fois jeu d’adresse et sport de haut niveau, la pétanque est aussi une activité de loisir très conviviale. C’est un des rares sports complètement mixte même s’il ne compte que 14% de femmes licenciées en France. De plus en plus de femmes s’adonnent à ce jeu très masculin à ses origines.

Jadis les boules ont été en argile, en pierre ou en bois. De nos jours elles sont faites en acier et doivent être conformes à des exigences comme le diamètre et le poids. Pour la compétition, on trouve même des boules spécifiques à la nature du terrain sur lequel on joue. La grande popularité de la pétanque a amené à la création de boules en plastique pour permettre aux enfants de jouer.

Les règles du jeu

Les boules : la pétanque se joue à deux (c’est le « tête à tête »), en « doublette » (deux contre deux) ou en « triplette » où deux équipes de trois s’affrontent. La règle ici est que le nombre de boules à jouer ne doit pas dépasser 12 et que chaque joueur peut avoir 3 boules au maximum. En tête à tête les deux joueurs auront chacun trois boules comme en doublette où il y a quatre joueurs. Mais pour continuer à respecter la « règle du 12 » en triplette, chacun des six joueurs ne possédera plus que deux boules à jouer. Les boules doivent peser entre 650 et 800 grammes et avoir un diamètre compris entre 70,5 mm et 80 mm.

La mène : la mène est atteinte lorsque toutes les boules ont été jouées. On compte alors les points. L’équipe qui commence est tirée au sort et un de ses joueurs lance le but qui doit s’immobiliser à une distance entre six et dix mètres. Ce lancer du but s’effectue dans un cercle de 35 à 50cm de diamètre. C’est de ce cercle que toutes les boules sont jouées. Les pieds du joueur ne doivent pas sortir du cercle de lancer avant que la boule jouée ne touche le sol. Ce qui oblige à trouver un bon équilibre (pèd-tanca). S’il ne parvient pas à se maintenir, son jeu est nul et un joueur adverse le remplace.

Le lanceur du but joue le premier et essaye, en « pointant », de placer sa boule le plus près possible du but. Il est suivi d’un adversaire qui se place dans le cercle et tente soit de mieux placer sa boule près du but, ou alors de chasser celle de l’adversaire en la « tirant ». La boule qui se situe le plus près du but mène le jeu. Ce qui impose que les adversaires jouent pour tenter de renverser la situation, « reprendre le point ». Lorsque les joueurs d’une équipe n’ont plus de boules à jouer, l’équipe adverse joue toutes ses boules restantes en tentant de les placer plus près du but que la boule la plus proche des adversaires. Une partie se compose de plusieurs mènes. L’équipe ou le joueur qui perd la mène, ne marque pas de points.

Un jeu qui séduit de plus en plus les femmes

Les points sont donnés par la boule ou les boules les plus proches du but que celles des adversaires. Lorsqu’à la fin d’une mène, les deux boules les plus proches du but sont adverses et équidistantes de celui-ci, la mène est nulle. Sinon un joueur de l’équipe qui a obtenu le point ou les points définit le cercle de l’endroit où il se trouve et lance le but pour faire repartir le jeu. L’équipe qui totalise 13 points la première est déclarée victorieuse. La plus grande honte qu’un joueur de pétanque peut ressentir, c’est d’« embrasser Fanny » c’est-à-dire d’être battu de 13 points à zéro.

Une activité mondiale qui séduit de plus en plus les femmes

La France a toujours dominé le championnat du monde de pétanque depuis la création de cette compétition en 1959. Au départ organisé tous les ans, ce championnat est actuellement biennal. Lors de l’édition 2016, la France est arrivée 3e derrière Madagascar et le Bénin. Les élèves commencent à dépasser le maître ! Ces pays sont en effet des anciennes colonies françaises. Les missionnaires catholiques français et après eux, soldats et administrateurs coloniaux ont initié à la pétanque les « indigènes » de l’empire colonial qu’était la France. De nos jours la pétanque a ses passionnés à Alger autant qu’à Phnom Penh, et on joue aux boules aussi bien à Ouagadougou, Saint-Pierre-et-Miquelon qu’à Pointe à Pitre. On remarquera que les femmes sont de plus en plus nombreuses sur les terrains où la pétanque est sport de loisir comme la plage, les parcs, les jardins publics et les bars à pétanque. Ce qui est une très bonne chose à notre avis.

Ce jeu a été réservé longtemps aux hommes pendant que les femmes étaient recluses dans les cuisines et autour des fontaines pour s’occuper du linge. Que celles-ci investissent les aires de jeux ne peut qu’apporter encore plus de convivialité tout en faisant reculer le machisme et taire des propos tels « tireur » ou « pointeur », qui ont un sens on ne peut plus vulgaire dans un certain français argotique. Un autre phénomène, mais plus inquiétant, accompagne cet nouvel engouement des femmes pour la pétanque. Ces dames, vous l’aurez remarqué, se mettent aussi de plus en plus au… pastis !

G. du Vent d’Autan

Contact : Fédération française de pétanque et jeu provençal (FFP JP), 13 rue Trigance, 13002 Marseille, www.ffpjp.org.

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