Le cœur chamalow

 

J’ai le cœur chamalow

Tendre et sucré

C’est ainsi que

J’imagine tes baisers.

 

Moi le croque notes

Avec ma langue je veux lustrer

Tes quenotes.

Avant toi , ct la détresse

 

Le suicide à fleur de peau

J’aimerais déstresser

En lissant tes tresses

J’ai le blues qui s’enfuit

 

En matant tes obus sous ta blouse

Oui tes nibars

J’ai le cafard qui se marre

Suçotant un carambar

 

Ou un Mars pur chocolaté

C du magnésium

Qui fait de moi un autre homme

Je suis à nouveau

Redevenu môme

Je n’ai plus le traczirj

Je suis le vizir

Survolant avec toi

Le monde sur mon tapis volant

Bernard

 

poème

 

A la bonne franquette

 

 

A la bonne franquette,

Roger est aux  fourneaux

Il est le disc-jockey

Derrière ses platines

A la bonne franquette

D’ abord il y a le chef

Il nous concocte  ses recettes

Et nous en livre le secret

Ensuite il y a Valérie,Aude et Jimi

Tel un disc jockei , Roger

manie ses platines chauffantes

Pour enchanter nos palais

Et servir nectar et ambroisie..

C’est notre Bocuse à nous.

La salle est joliment décorée

Par Abddou.

Puis il y’a les convives.

Dont je fais partie

J’aime les rires d’enfant

Et le sourire de la jolie maman

Que je kiffe àdonf.

Mais cela est mon secret

Pour moins de quatre euros

 

C’est l’ambiance guinguette

Essayez c’est toujours la fête

 

Bernard

Déménagement à Flandre

 

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Le 15 Octobre 2013 s’est déroulée sous la direction  de M. Morel, (directeur général d’Emmaüs solidarité) la première réunion annonçant les travaux de réhabilitation du bâtiment du CHRS Flandre. Étaient réunis ce jour-là : le directeur du territoire actuellement à la retraite  Maurice Garreau, le service GPI(groupe professionnelle immobilier) dirigé par M. Ballestrino et la cheffe de service du CHRS Flandre Mme Blandine Maisonneuve.

Au cours de cette réunion, plusieurs propositions de (relogement) d’hébergement transitoire des familles ont été faites. Cependant, certaines n’ont pu être acceptées car jugées trop loin des écoles où sont scolarisés les enfants. Soulignons que le centre EMMAUS de Flandre est celui qui compte (le nombre le plus important d’enfants) un nombre important d’enfants (au 16 mai 2014 : 29 enfants dont 14 ont moins de 6 ans).

Le 27 Novembre 2013, lors du CVS (conseil de vie sociale),(avec la présence de M. Garreau)il a été annoncé aux familles que des travaux auront lieu dans l’immeuble et que les familles seraient hébergées provisoirement dans des appartements pas trop éloignés des écoles et des crèches. Dès lors, les recherches de relogement se sont multipliées et aux dernières nouvelles il n’y avait aucune réponse des bailleurs exceptés l’hôtel social Les Marronniers où seraient logées trois familles, la rue du Pavillon où seraient logées quatre familles et un appartement à Clignancourt pour une famille. D’autres  resteront à Flandre.

Une autre réunion avec le GPI s’est déroulée afin de présenter aux familles  le déroulement des travaux en Mars 2014. Depuis cette annonce, plus aucune nouvelle n’est donnée et un grand blanc s’installe. Dès lors, les recherches de relogement se sont multipliées et aux dernières nouvelles il n’y avait aucune réponse des bailleurs exceptés l’hôtel social Les Marronniers où seraient logées trois familles, La Rue du Pavillon où seraient logées quatre familles et un appartement à Clignancourt pour une famille. D’autres  resteront à Flandre.  Le 16 Mai 2014, on annonce le démarrage des travaux et que les familles devraient quitter les lieux au plus tard en mi-juillet.

Les délais étaient assez courts et les lieux ne convenaient à personne ; ce qui a suscité des mécontentements et des mésententes  entre les travailleurs sociaux et les résidents. Comment un sujet abordé depuis pas mal de temps peut prendre l’aspect d’un évènement mal organisé ? UNE SEMAINE : ce fut le délai pour déménager 7 familles. Notons aussi que ces déménagements n’ont pas été effectués uniquement par des déménageurs mais aussi et surtout par les travailleurs sociaux. Un épuisement physique mais aussi moral provenant des deux côtés. Certains appartements (Pavillon) étaient assez humides pour l’état de santé de certaines personnes ainsi que d’enfants au bas-âge, d’autres (Marronniers) sont situés dans des immeubles peu équipées avec des escaliers très étroits ayant entraîné la chute d’une mère de famille.

Des immeubles avec des problèmes de plomberie qui, depuis des années, n’ont malheureusement jamais pu être résolus. Les Marronniers, un hôtel social qui nécessite des travaux à son tour et surtout un foyer pour hommes célibataires et donc dans une certaine incapacité à accueillir des familles.

Néanmoins, je profite de cet article pour rendre hommage au nouveau directeur du territoire M. Jean Souleyreau, Mme Blandine Maisonneuve ainsi que toute l’équipe de Flandre dont les efforts au cours de cette expérience ont été louables.

 

Etienne Faouzia

Une réunion pas comme les autres

photo2        photo3        photo1   Pour rompre avec l’habitude, les personnes accueillies  ainsi que les rédacteurs du journal Et ma parole ont pris part pour la première fois à la réunion  du territoire des travailleurs sociaux qui s’est déroulée le 27 Juin au CHRS Emmaüs Prost, sous la direction du nouveau directeur du territoire  Monsieur Jean SOULEYRE, qui personnellement, souhaitait la participation des usagés étant les premiers concernés. L’article présent souligne le projet de la sociologue Catherine ETIENNE, consultante pour EMMAUS Solidarité, qui traite du développement des personnes en situation d’exclusion. Plusieurs facteurs sont causes de l’exclusion (faible niveau d’instruction, mauvais niveau de  vie …) mais les plus fréquents sont la précarité notamment de l’emploi et la pauvreté. La sociologue a en effet souligné les actions mises en place afin de promouvoir l’épanouissement des personnes ou groupes de personnes exclus. Le premier acteur est avant tout l’Etat qui a mis en exercice certaines lois ayant pour but de lutter contre l’exclusion comme la loi votée en 1998 qui trouve son sens dans son élaboration même avec les plus démunis. Des groupes d’expression furent créés ainsi que des centres sociaux. L’entreprise  de ces organisations étant de : faire participer les « exclus ». Cette participation est à son tour traduite par l’information, l’expression, la concertation et enfin la prise d’une décision commune avec les personnes exclues. Celles-ci se sentent à leur tour plus impliquées dans les politiques publiques et sociales et cela renforce (voire crée) le lien social. Cependant, l’idée de participation présente bien des limites. Catherine ETIENNE souligne surtout la présence d’inégalités d’accès à la parole plus centrée sur l’individu lui-même comme par exemple « l’image négative que l’on peut avoir de soi » et de manière plus générale « un manque de préparation au débat ».

ETIENNE Faouzia