Et la magie retentit

DSC03981 (3)

Claude
Claude
DSC03985

C’est en venant à un dîner à la « Bonne Franquette » à la pension de famille « Le Bua » que je fais la connaissance de Claude, un hébergé de ce lieu.

J’apprends qui il y donne des cours de magie, un mercredi sur deux de 14 H 30 à 15 H 30 (voir un peu plus parfois).

Chacun des élèves du magicien vient avec ses propres cartes.

J’ai eu l’occasion pour ma part de faire un premier cours avec lui, cela m’a beaucoup enthousiasmé.

Bon, j’ai essayé les tours automatiques. Je n’en ai fait que deux mais bon, j’ai quand même réussi.

Il est bien évident que pour des raisons que vous comprendrez, je ne peux vous révéler les tours que j’ai appris, sinon la magie n’opère plus.

Claude est un personnage en lui-même, avec énormément d’humour et de malice bien entendu.

Il pratique ce que l’on appelle le close-up en magie, et si vous voyiez ce qu’il fait, vous seriez bluffé.

Claude recherche un ou une partenaire pour s’échanger les tours et les travailler ensemble.

Si vous désirez assister à un cours ou joindre Claude, vous pouvez prendre des renseignements auprès de Valérie BAGUENARD – mail :  vbaguenard@emmaus.asso.fr ou Aude PETIT – mail : apetit@emmaus.asso.fr par téléphone : 01 40 31 94 53 vous pouvez laisser un message sur le répondeur.

le cours est un mercredi sur deux, au mois d’octobre les 2 – 16 et 30.

Magie octobre

Christine BUREL

Publicités

Renaissance de L’Agora

Passerelle et escalier d'accès au sous-sol
Passerelle et escalier d’accès au sous-sol – Photo Sébastien Godefroy
L'espace d'accueil - vue vers le cyberespace
L’espace d’accueil – vue vers le cyberespace – Photo Sébastien Godefroy
Passerelle et escalier - vue vers le patio
Passerelle et escalier – vue vers le patio – Photo Sébastien Godefroy
L'espace d'accueil - vue vers la laverie et les sanitaires
L’espace d’accueil – vue vers la laverie et les sanitaires – Photo Sébastien Godefroy

C’est au cœur de Paris que je me rends, juste à côté du 32, rue des Bourdonnais, dans le 1er arrondissement, pour y rencontrer différents intervenants de l’accueil de jour « l’Agora », dont l’inauguration des nouveaux locaux a eu lieu le mardi 5 mars 2013.

Ouvert en 1998, cet accueil de jour porte deux principes forts : l’inconditionnalité de l’accueil et l’inscription du lieu au cœur de la ville. Ses missions sont celles définies dans la charte des Espaces Solidarité Insertion  : accueil, information, orientation.

Le projet d’origine était d’ouvrir 24h/24, avec 4 équipes réparties sur les activités jour, le petit déjeuner, la nuit et le repas du soir. La maraude « Paris Centre » était par ailleurs rattachée à cette structure.

Depuis l’ouverture de l’accueil de nuit « Montesquieu » en 2007, la maraude est devenue un service autonome et l’Agora est ouvert en journée uniquement. Par ailleurs, le service des domiciliations administratives y a été rattaché.

Tout le monde peut venir y bénéficier d’un accueil le matin et d’ateliers thématiques l’après-midi.

Ce qui me frappe tout d’abord  en entrant dans ces nouveaux locaux, c’est la beauté du lieu qui a été refait à neuf. Le travail de l’architecte est vraiment formidable. Avant, quand on entrait, c’était très sombre, pas très accueillant, et ça ne donnait pas envie d’y venir. C’était aussi plus bruyant et moins propre. Il y avait moins d’activités et moins de bénévoles. L’architecte à répondu à un concours qui a permis de sélectionner  3 ou 4 agences. Elle a travaillé à partir du cahier des charges fourni par l’association et elle a totalement réorganisé les espaces en 3 où 4 pôles. Le choix des matériaux et des couleurs a été fait avec soin.

Je rencontre un médiateur, qui est dans la rue et qui donne des jetons aux personnes afin qu’elles prennent une boisson chaude.

Une femme, dont le bureau est situé juste en avant du hall d’accueil, travaille au service des domiciliations.

Puis je rencontre Jean à la banque d’accueil, un des « pilier » de l’Agora,  car il informe et  filtre l’arrivée des personnes et assure la gestion des plannings. Il réoriente les visiteurs vers le personnel adéquat, selon leur demande.

Je rentre alors en contact avec une charmante dame qui est une figure importante de ce lieu. Elle y fait le ménage, ce qui lui prend beaucoup de temps car la surface est vraiment importante puisqu’elle été augmentée dans les nouveaux plans. Mais ce n’est pas son seul rôle auprès de l’équipe. Elle sert aussi de traductrice car elle est d’origine tunisienne.

Je rencontre Yves, bénévole au cyberespace (espace équipé d’ordinateurs connectés à Internet et mis à la disposition du public) depuis les débuts de l’Agora. Il m’indique que cela fait 10 ans qu’il est là. L’inscription au cyberespace est fait par les travailleurs sociaux, et ouvre droit à un créneau d’une heure de consultation ou de travail sur ordinateur. Il y est aussi proposé une initiation à l’utilisation de l’ordinateur tous les après-midi en petits groupes. Ces quelques heures de formation sont dispensées pour apprendre à se débrouiller, mais, pour approfondir les apprentissages, une orientation vers d’autres services de l’association est proposée (Atelier Formation de Base par exemple)

Les demandes les plus fréquentes des personnes accueillies sont de créer une adresse mail pour chacun, de rédiger un C.V. ainsi qu’une lettre de motivation et d’aborder le traitement de texte.

Un écrivain public est là tous les mardis,  une permanence C.P.A.M. se tient les vendredis toute la journée et une permanence juridique chaque lundi matin, et, enfin, une équipe de travailleurs sociaux est présente tous les jours.

Des cours de français pour aider des adultes à lever les freins de la communication en français sont proposés le lundi après-midi et le mercredi après-midi à l’Atelier Formation de Base (A.F.B.) . Une équipe de soutien psychologique (E.M.P.P.) est aussi là chaque mercredi matin et une psychologue est à votre écoute le jeudi après-midi. Les permanences médicales ont lieu les mercredi matin et après-midi, vendredi matin (se rendre à l’accueil pour cela).

Un animateur est à votre écoute et peut vous orienter vers des centres Emmaüs qui proposent d’autres activités.

Je rencontre Erwan, un jeune homme de 22 ans qui fréquente l’Agora depuis 5 ans. Pendant les travaux il est resté à proximité de Châtelet car il connaît bien ce quartier. Il assiste aux ateliers « Culture du cœur « – qui propose des places de théâtre, des sorties culturelles, des cours de théâtre, … – et joue au football chaque vendredi dans l’équipe constituée de personnes accueillies par les services de l’association et ouverts à tous, les plus représentés étant le centre d’hébergement Pereire, l’accueil de jour « La maison du 13″ … et l’Agora) .

L’Agora est un endroit où l’on se pose pour se retrouver un moment avec soi-même, prendre une douche, laver son linge, se faire beau. C’est très important l’estime de soi !

J’ai pu sentir une atmosphère très chaleureuse et un respect total des lieux et des personnes qui y viennent chaque jour.

Je retiens néanmoins cette phrase prononcée lors de cette visite :  » Quand on est à la rue on perd ses repères ».

Christine BUREL

Santé : Faisons le bilan !

Le bilan de santé gratuit a été mis en place par la C.P.A.M. pour tous les assurés, avec une attention toute particulière pour les personnes vulnérables qui peuvent le réaliser tous les ans.

Ce bilan n’est ouvert qu’aux assurés. L’expérimentation pour l’Aide Médicale d’Etat s’est malheureusement terminée en mars 2013.

Le bilan de santé appelé aussi « Examen Périodique de Santé » est un très bon dispositif gratuit qui n’est pas assez utilisé.

Un partenariat privilégié entre l’Assurance Maladie et Emmaüs Solidarité a été établi et formalisé par la signature d’une convention. Il va permettre de faciliter l’accès aux bilans de santé et la prise de rendez-vous pour les personnes accueillies.

Pour cela il faut vous informer auprès de votre travailleur social, qui vous aidera à prendre rendez- vous. Il y a 6 centres d’examens de santé à Paris et 6 autres en banlieue parisienne.

Prise de rendez-vous téléphonique unique et centralisée au 01 53 67 35 35

L’Examen Périodique de Santé et la prévention :

Il permet de faire le point sur votre santé. Vous allez bénéficier de tests adaptés à votre âge et à votre sexe, aux facteurs de risques liés à votre mode de vie, à votre histoire médicale ainsi qu’à votre suivi médical habituel.

Déroulement du Bilan de santé gratuit :

L’accueil :

Enregistrement du questionnaire médical et entretien sur votre mode de vie.

L’examen biologique :

Prise de sang et analyse d’urines permettent de repérer d’éventuelles maladies (diabète, hypercholestérolémie, troubles hépatiques, etc…).

Des tests de dépistages sérologiques :

Une participation aux campagnes nationales de dépistages organisés (mammographie, cancer colorectal,…)

L’examen médical :

Après un entretien, le médecin vous examine et vous prescrit d’éventuels examens complémentaires puis il vous proposera un autre rendez-vous pour les conclusions des examens réalisés.

L’examen dentaire :

Il est proposé si vous n’avez pas eu de consultation depuis plus de six mois.

L’examen paramédical :

Une infirmière contrôle votre poids, votre taille, votre tension artérielle, et réalise, selon la modulation, des examens de la vue, de l’audition, du souffle ainsi qu’un électrocardiogramme.

En cas de découverte d’une anomalie, vous en serez informé, ainsi que votre médecin traitant si vous le souhaitez, afin de mettre en place les dispositions nécessaires.

Christine BUREL

Au coeur de Créartis

Créartis5Créartis4Créartis3creartis2Créartis1Créartis0

C’est sous un soleil radieux que je me rends à Créartis.

Je rentre au cœur de cette structure d’Emmaüs où j’aime me balader.

Je me trouve dans des petits locaux car il y a un eu un déménagement récemment, et il va y avoir un réaménagement dans très peu de temps.

On y trouve plusieurs ateliers de créations manuelles et artistiques  (12 au total) :

  • Objets et meubles en carton ;
  • Cuir et maroquinerie au crochet ;
  • Sacs en plastiques recyclés crochetés ;
  • Peinture ;
  • Photoshop et créations numériques ;
  • Rénovation des sièges ;
  • Etc…

Les débutants ou les personnes plus avancées  peuvent venir à ces ateliers. Ils tournent en fonction des calendriers et plannings de l’année. Chaque atelier dure 3 mois par séances de 3 heures, ou plus selon le cas.

Chez Créartis il n’y a pas que des ateliers, ce sont aussi des rencontres entre les gens du quartier et  les personnes accueillies à Emmaüs Solidarité. Cela permet de créer un ou plusieurs objets, mais surtout permet le lien entre des personnes qui ne se seraient pas rencontrés spontanément.

Des sorties à l’extérieur sont proposées : musées, séances de cinéma,  théâtre  (en projet).

Les projets à venir sont les visites de quartiers, les promenades.

J’ai eu la chance de participer à l’atelier carton (dont je vous en montre quelques photos).

J’y ai vu des gens vraiment très accueillants, sympas et vraiment heureux de faire ce qu’ils font.

Il y a plusieurs étapes pour faire un meuble en carton, qui représentent en moyenne 35 heures. Chacun va à sa vitesse :

1) Le carton que l’on recycle pour en faire un meuble ;
2) Le choix du meuble ;
3) Ce sera un petit tabouret que l’on fait la première fois ; bien-sûr, il y a plusieurs étapes pour faire un seul meuble ;
4) Ensuite quand on est plus expérimenté un meuble en style « Ming », selon son évolution.

Après cette étape, le participant choisira le meuble qu’il veut faire.

On y discute tout en faisant son meuble. Chacun des meubles est fait à son rythme, avec la solidité des entretoises, languettes de renforcement, mais le cœur à ce que l’on créé est vraiment ressenti à la fin de la création de ce meuble, qui sera recouvert de papier original ou peint.

Il y a une exposition-vente une fois tous les deux ans pour obtenir de l’auto financement pour les ateliers futurs.

Pour toutes informations vous pouvez prendre contact avec Paule qui se fera un plaisir de répondre à toutes vos questions (tél. : 01 48 43 83 82) ou par courrier électronique : creartis@emmaus.asso.fr.

Je voudrais vraiment remercier Paule pour l’accueil chaleureux qu’elle m’a réservélors cette interview.

Christine BUREL